Toyota Verso S D4-D : Mon cher monospace

Écrit par fabrice, publié dans la(les) rubrique(s) A LA UNE, TOYOTA

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Publié le 07 août 2011 avec Aucun commentaire

Toyota revient sur le devant de la scène des monospaces urbains avec la Verso S. Descendante de la Yaris Verso, la nouvelle génération affiche naturellement des prétentions et des qualités supérieures à celle qu’elle remplace. Reste à se mesurer à une concurrence pour le moins armée et aux tarifs plus serrés.

La face avant travaillée, fait l'essentiel du look du Verso S. Le profil et la face arrière sont plus communs.

La Verso S est la vision du monospace urbain par le constructeur japonais. Ce segment, Renault l’avait investi un peu plus tôt avec la Modus, mais son succès est limité. Citroën lui a depuis emboité le pas avec la C3 Picasso à l’instar du constructeur coréen qui monte, Hyundai avec son Ix 20. Ses nouvelles venues vont elles révolutionner le segment des citadines ? Les citadines vont elles peu à peu être remplacées par ces véhicules ? Il est encore trop tôt pour le dire mais en toute sincérité nous ne pensons pas que la révolution aura lieu cette année.

Plus jolie qu’une certaine Toyota Yaris Verso du début des années 2000, la Verso S peine néanmoins à trouver sa place dans la gamme Toyota. L’Urban Cruiser dispose, selon nous, du même vivier de client et leurs tarifs sont proches. La Verso S se distingue par sa ceinture de caisse remontant vers le panneau de custode. Marque de fabrique des monospaces Toyota. La parenté à la lignée des monospaces est donc flagrante de profil mais les faces avant et arrière affichent un caractère différent. Très travaillés, les optiques avant sont originaux et tranchent avec la production actuelle de la marque tandis que l’arrière manque, selon nous, de caractère. En tous cas, la voiture ne choquera personne par un style trop original. Comme toute Toyota qui se respecte, la Verso S est donc consensuelle, y compris dans le gabarit car la nouvelle venue ne dépasse pas les 4 m. C’est moins qu’une Peugeot 207.

Les plastiques durs sont légions, mais l'ensemble apparait rigoureusement assemblés même si quelques plastiques font cheap.

A l’intérieur, pas de frivolité non plus. L’habitacle respire le sérieux tandis que la fonctionnalité devrait correspondre au plus grand nombre. Grâce au levier de vitesses situé en hauteur, la position de conduite s’avère confortable pour les trajets urbains nécessitant naturellement de jouer plus souvent du levier. L’ergonomie générale en profite également car les commandes de climatisation et audio se trouvent dans le même prolongement. Perché assez haut, le conducteur profite d’une bonne visibilité vers l’avant. C’est un peu moins bien en manœuvre à l’arrière à cause de la découpe spécifique des panneaux.

Un seul niveau de finition est disponible à La Réunion, mais l'équipement de série est correct. Des jantes en alliage lui auraient donné un autre look.

L’habitabilité est en tout point excellente vu les dimensions extérieures. L’espace ne manque pas notamment à la tête, un peu moins aux coudes, mais les conditions de confort sont réunies pour bien voyager. En terme de modularité, Toyota ne bouleverse pas la catégorie et reprend des solutions classiques. La banquette n’est pas coulissante mais les dossiers sont inclinables permettant soit un meilleur confort, soit un volume de chargement un peu meilleur. Dans tous les cas, le volume de coffre s’avère suffisant dans la majeure partie des cas. Les rangements sont nombreux et répartis un peu partout dans la voiture. Le passager avant dispose notamment de deux boites à gants, de portes gobelets… Un mot malgré tout concernant le niveau de finition. Si l’assemblage ne souffre pas la critique, certains matériaux semblent parfois un peu léger. Mais la réputation de Toyota n’est plus à faire quant à la longévité de ses produits.
Sur la route, le Verso S nous a séduit par son confort et son dynamisme. Le niveau sonore du diesel D4-D reste bien contenu, les suspensions font un travail efficace de filtration et de maintien de caisse sans néanmoins atteindre le niveau de la C3 Picasso, référence actuelle de la catégorie. Le roulis est plutôt bien maîtrisé, les réglages sérieux et le comportement à l’avenant. De fait emmener le Verso S en dehors de la ville est un plaisir. Le moteur diesel s’avère dans cet exercice être un allié de choix. Les 90 chevaux répondent présent en permanence bien secondés par une boite de vitesses à 6 rapports et un couple de 205 Nm disponible en deçà des 1 800 tr/mn. A la fois rond et sobre, il offre ce qu’il faut d’agrément à la voiture tout en consommant peu. Le relief n’a également que peu d’incidences sur sa consommation et c’est assez remarquable.

Disponible à la Réunion en un unique niveau de finition correctement équipé, le Verso S reçoit néanmoins une motorisation essence 1.33 VVTi de 100 ch et l’excellent diesel D4-D de 90 ch. N’apportant rien de plus dans ce segment, le Verso S aura donc du mal à se faire une réelle place dans ce segment où la grande Ix20 séduit davantage. En outre, les tarifs pourront freiner plus d’un. A partir de 21 690 € en essence et 25 590 € en diesel chez CMM Automobiles.

Nous aimons

  • Habitabilité
  • Dynamisme sur route
  • D4-D 90 ch volontaire et sobre
  • Confort de marche et sonore

Nous regrettons

  • Un seul niveau de finition
  • Tarifs élitistes
  • look passe partout

La Verso S reprend quelques détails esthétiques du Verso notamment la découpe du panneau de custode.

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