Polo GTI : la fourmi voit rouge

Écrit par autovox, publié dans la(les) rubrique(s) VOLKSWAGEN

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Publié le 07 mars 2011 avec Aucun commentaire

Un peu plus d’un an après son lancement, la Polo reçoit sa déclinaison GTI. Plus puissante que la Polo qu’elle remplace, elle est également plus sportive dans son comportement mais aussi et c’est un signe des temps, plus respectueuse de l’environnement.

Vue d’ensemble
Polo GTI : la fourmi voit rouge
Véritable tradition chez Volkswagen depuis 1976, la Polo en a pourtant été privée jusque la quatrième génération. Manquant de pep’s et de caractère elle n’a pas réellement trouvé le succès escompté. Du coup, avec cette nouvelle génération Volkswagen prend le taureau par les cornes et diabolise sa fourmi qui devient de fait sportive. 

Esthétiquement, elle ne retournera pas les foules par son exubérance. Si vous aimez les voitures tape à l’oeil ou très axée tuning à l’instar d’une Opel Corsa, passez votre chemin car la Polo joue dans la cour des sportives discrètes, celles qui en ont sous le capot mais qui cachent bien leur jeu.

Les éléments spécifiques à la GTI sont, en effet, assez peu perceptibles au premier coup d’oeil. La calandre reçoit deux petits liserés rouges, un logo GTI et un bouclier avant à peine modifié. Les optiques avant à double xénon et feux diurnes apportent beaucoup à la personnalité de la Polo, malheureusement ceux-ci sont en option et viennent par conséquent grever un tarif déjà assez élevé. De profil, à part, une ligne légèrement surbaissé et des jantes spécifiques, la GTI est une Polo classique. Même constat à l’arrière où seul la double sortie d’échappement vient trahir les intentions de la Polo.

 


Intérieur
Polo GTI : la fourmi voit rouge
A l’intérieur, les spécificités GTI sont assez peu nombreuses. La planche de bord est en tout point identique à la Polo de monsieur tout le monde. Seuls le volant, le ciel de pavillon, le pédalier ou encore les baquets à sellerie écossaise mettent dans l’ambiance. Autant dire peu de choses. Pour se consoler le conducteur ou pilote selon l’humeur trouvera une ergonomie irréprochable et une position de conduite parfaite notamment pour les grands. Les passagers apprécieront eux l’espace à bord et le niveau de finition élevé. Plastiques et assemblages ne souffrent pas la critique. 

Pour une sportive, le premier contact sonore déçoit. La sonorité n’est pas particulièrement travaillée. Le 4 cylindres turbo démarre sans bruit, trop discrètement. En roulant, la donne change quelque peu, le moteur distille une sonorité plus rauque au milieu du compte tour et plus rageuse dans les tours. Résultat, le confort aux allures courantes séduit et c’est bien là le principal pour apprécier cette voiture au quotidien. Les suspensions, elles, s’avèrent conciliantes et ne chahutent jamais les passagers. Un compromis presque idéal.


Moteur
Polo GTI : la fourmi voit rouge
Le moteur est une connaissance puisqu’il équipe notamment la Seat Ibiza Cupra. Il s’agit de l’excellent moteur TSI de 1.4 l de cylindrée qui développe pas moins de 180 ch. Le downsizing a du bon car ce moteur est plein à tous les régimes grâce à l’aide combinée du compresseur et du turbo. Le premier donne du coffre à bas régimes, le second garde de la vigueur aux régimes intermédiaires et haut. 

Résultat, la Polo ne manque jamais de ressources quel que soit le rapport engagé. De plus, ce moteur est bien secondé dans sa tâche par la boite DSG à 7 rapports qui, en mode automatique, trouve le bon compromis entre consommation et punch. Un peu brutale en ville, elle se distingue sur route par sa rapidité et sa capacité à digérer le couple.

Les accélérations sont franches, le 0 à 100 km/h abattu en 7,1 sec et les reprises particulièrement vigoureuses y compris en mode manuel. En cas de besoin, une pression sur l’accélérateur jusqu’au kick down lui fera descendre le nombre de rapports nécessaires pour les meilleures reprises. En utilisation sportive, nous lui avons néanmoins préféré le mode séquentiel car l’unité à double embrayage garde trop le moteur à haut régimes et pénalise l’agrément.


Comportement routier
Polo GTI : la fourmi voit rouge
La tenue de route est satisfaisante, l’auto réagit sainement avec ce qu’il faut de vivacité pour rendre les virages plaisants. Certains lui reprocheront un comportement trop peu joueur mais l’essentiel est l’efficacité et sur ce domaine la Polo ne démérite pas y compris sur chaussée dégradée ou grasse. 

Le différentiel avec fonction XDS joue pleinement son rôle et permet à la Polo de motricer correctement. Le train avant, n’élargit donc pas trop la trajectoire malgré le couple important. Dans son fonctionnement, ce différentiel électronique est très discret et ne bride pas du tout l’efficacité.

Débranché, la Polo affiche quelques pertes d’adhérence du train avant et rend la conduite plus brouillonne. Le crédo de la Polo c’est la rigueur et elle le fait plutôt bien.


Bilan
Polo GTI : la fourmi voit rouge
Consommant peu et procurant un plaisir certain à son conducteur, la Polo remplit parfaitement son rôle citadine sportive. Discrète (trop peut-être), habitable et confortable elle s’avère donc parfaitement homogène au quotidien. A partir de 28 500 € chez Cotrans Automobiles. 

Nous avons aimé

  • Discrétion
  • Performances
  • Consommations
  • Habitabilité
  • Confort

Nous avons moins aimé

  • Tarif élevé avec l’option xenon
  • Tempérament moins affirmé que les françaises


Caractéristiques techniques
Moteur : 4 cylindres à injection directe d’essence de 1 390 cm3, compresseur + turbo 

Puissance et couple : 180 ch à 6 200 tr/mn et 260 Nm entre 2 000 et 4 000 tr/mn

Consommation mixte normalisée : 5,9 l/100 km

Emissions de CO2 : 139 g/km

Vitesse maxi : 220 km/h

0 à 100 km/h : 7,1 sec

400 m DA : 15,3 sec

1 000 m DA : 28,8 sec

80 à 120 km/h en 4/5/6 : 5,2/7/9,5 sec


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