Un peu plus d’un an après son lancement, la Polo reçoit sa déclinaison GTI. Plus puissante que la Polo qu’elle remplace, elle est également plus sportive dans son comportement mais aussi et c’est un signe des temps, plus respectueuse de l’environnement.

Esthétiquement, elle ne retournera pas les foules par son exubérance. Si vous aimez les voitures tape à l’oeil ou très axée tuning à l’instar d’une Opel Corsa, passez votre chemin car la Polo joue dans la cour des sportives discrètes, celles qui en ont sous le capot mais qui cachent bien leur jeu.
Les éléments spécifiques à la GTI sont, en effet, assez peu perceptibles au premier coup d’oeil. La calandre reçoit deux petits liserés rouges, un logo GTI et un bouclier avant à peine modifié. Les optiques avant à double xénon et feux diurnes apportent beaucoup à la personnalité de la Polo, malheureusement ceux-ci sont en option et viennent par conséquent grever un tarif déjà assez élevé. De profil, à part, une ligne légèrement surbaissé et des jantes spécifiques, la GTI est une Polo classique. Même constat à l’arrière où seul la double sortie d’échappement vient trahir les intentions de la Polo.

Pour une sportive, le premier contact sonore déçoit. La sonorité n’est pas particulièrement travaillée. Le 4 cylindres turbo démarre sans bruit, trop discrètement. En roulant, la donne change quelque peu, le moteur distille une sonorité plus rauque au milieu du compte tour et plus rageuse dans les tours. Résultat, le confort aux allures courantes séduit et c’est bien là le principal pour apprécier cette voiture au quotidien. Les suspensions, elles, s’avèrent conciliantes et ne chahutent jamais les passagers. Un compromis presque idéal.

Résultat, la Polo ne manque jamais de ressources quel que soit le rapport engagé. De plus, ce moteur est bien secondé dans sa tâche par la boite DSG à 7 rapports qui, en mode automatique, trouve le bon compromis entre consommation et punch. Un peu brutale en ville, elle se distingue sur route par sa rapidité et sa capacité à digérer le couple.
Les accélérations sont franches, le 0 à 100 km/h abattu en 7,1 sec et les reprises particulièrement vigoureuses y compris en mode manuel. En cas de besoin, une pression sur l’accélérateur jusqu’au kick down lui fera descendre le nombre de rapports nécessaires pour les meilleures reprises. En utilisation sportive, nous lui avons néanmoins préféré le mode séquentiel car l’unité à double embrayage garde trop le moteur à haut régimes et pénalise l’agrément.

Le différentiel avec fonction XDS joue pleinement son rôle et permet à la Polo de motricer correctement. Le train avant, n’élargit donc pas trop la trajectoire malgré le couple important. Dans son fonctionnement, ce différentiel électronique est très discret et ne bride pas du tout l’efficacité.
Débranché, la Polo affiche quelques pertes d’adhérence du train avant et rend la conduite plus brouillonne. Le crédo de la Polo c’est la rigueur et elle le fait plutôt bien.

Nous avons aimé
- Discrétion
- Performances
- Consommations
- Habitabilité
- Confort
Nous avons moins aimé
- Tarif élevé avec l’option xenon
- Tempérament moins affirmé que les françaises
Puissance et couple : 180 ch à 6 200 tr/mn et 260 Nm entre 2 000 et 4 000 tr/mn
Consommation mixte normalisée : 5,9 l/100 km
Emissions de CO2 : 139 g/km
Vitesse maxi : 220 km/h
0 à 100 km/h : 7,1 sec
400 m DA : 15,3 sec
1 000 m DA : 28,8 sec
80 à 120 km/h en 4/5/6 : 5,2/7/9,5 sec






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